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Journal de Ristaag

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12082016

Message 

Journal de Ristaag




Bonjour, bonsoir, cela dépend de l'heure à laquelle vous lisez ceci !

  Je me présente, je suis Ristaag, jeune nain champion et chef des Gardiens de Gundabad.

  Cet article est consacré à l'histoire des membres de l'Union. Mais pour ma part, je vais vous faire découvrir l'histoire de Ristaag petit à petit. Ce sera le journal intime de Ristaag.
  Je vous propose chaque jour de découvrir le quotidien de Ristaag, et pour ceux qui vont me dire "J'aime pas les nains" *regarde en biais Solbra*. Je vous répondrai que le jeu en vaut la chandelle, croyez moi !

  J'en reviens à ce que je disais, oui donc, chaque jour vous pourrez découvrir la vie de Ristaag...selon son point de vue Wink Dans le contexte, Ristaag écrit son journal sous forme de lettre à des amis à lui (ne vous étonnez pas si "vous" est souvent employé)

  Je vous rassure, je ne veux pas publier un contenu choquant, et par la même occasion je publierai un extrait du journal intime chaque jour dans le canal de discussion ucs du jeu.

  Vous verrez, ce que vous lirez est tout à fait possible, mais rien est sûr par contre Wink

  Sur ceci, voici le premier "chapitre" :

  Jour 1 : 11/08 :

*bois une choppe de bière* Aujourd’hui je n’ai pas arrêté de venir et aller dans le palais de Thorin. Que ce soit pour pêcher ou pour forger, pas une minute n’a été perdue ! J’ai même rencontré mon neveu récemment devenu aventurier. *bois une autre choppe* (tiens elle est bonne cette bière) Nehvnoraak comme il s’appelle. Je me demande si ses parents ont joué au mot le plus long et le plus compliqué ou si tout simplement ils aimaient beaucoup trop la bière. On ne le saura jamais !
*bois une autre bière* Mais bon voilà il me demande de lui faire une armure à sa taille. Ah les jeunes d’aujourd’hui ! Il faut leur faire une armure alors que deux jours après ils vont en redemander une autre parce qu’elle est devenue trop petite.
De mon temps, oooon…..*bois une autre choppe* Bon d’accord on faisait la même chose !
Mais ça n’empêche pas que ça m’a mis en retard. « En retard » ? « En retard de quoi » ? Et bien en retard de… oui c’est vrai tiens de quoi ? *hip*
Ah *hip* oui ! En retard pour mon rendez-vous quotidien à l’auberge ! *hip*
Mais v’la t'y pas *bois* *hip* que je rentre dans l’auberge et je crie :
«  Aubergiste ! De la bière jusqu’à savoir plus quoi en faire ! » *hip* *une bière*
Et l’autre là *hip* y m’dit :
«  Je te connais bien, toi, verse un peu l’or avant »
Alors *hip* j’sors ma bourse *deux grosses rasades de bière* et je cherche dedans *hip*
Après deux secondes à chercher, ou peut être trois, voire quatre, voire cinq…bon après avoir chercher, je ne trouve plus qu’une pièce de cuivre *hip* à ce moment j’ai fait un énorme rôt sur une vieille dame qui passait, celle-ci a sorti sa poêle et m’a giflé avec, quelle male polie !
En tous cas pour dire que j’étais bien surpris.
*Prend une choppe de la taille de son ventre, c’est pour dire* *HIP* Mais *HIP* alors, l’aubergiste m’annonce qu’il a décoré sa maison en utilisant toutes mes pièces d’or pour en faire son sol ! Par la *HIP* de Durin !
J’ai tout dépensé hier, mon *HIP* or ! Mon ooor !! Mais le pire, le pire !!!
J’avais même tout bu, plus de bière pour me consoler !! *se morfond et fond en larmes*
*Après s’être calmé et avoir repris de la bière, il recommença à écrire*
Mais alors après on va’m'dire *hip* : « comment ça se fait que tu bois maintenant alors que t’avais plus de bière ? »
Et bah ce n’est pas compliqué, je suis allé voir Jonar de la Confrérie de la Cervoise. Normalement je l’évite, je suis membre de la Ligue des Tavernes. Et oui ! Mon père me racontait quand j’étais enfant qu’un jour Bilbon Sacquet avait dit :
« Les nains peuvent être tétus, bornés, difficiles, mais » *HIP* *Fait un rôt qui résonna dans toute sa maison* Bon je disais quoi…  « mais…bref ils sont gentils et loyaux ».
Alors moi la Ligue des Tavernes me permet de boire gentiment.
Mais aujourd’hui je suis allé le voir, il m’a donné une mission *hip*
Et ensuite je me suis retrouvé chez moi, sur le sol, un filet de bave au coin de la bouche et…une collection monstrueuse de bière !! Sachant que je-ne-me-souviens-plus de cette fin de journée… on va dire que c’est une donation d’un généreux doté d’une grande bonté *HIP*
Et alors il s’est passé un truc énorme à la fin ! Et mince j’ai plus d’enc
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Ristaag
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Journal de Ristaag :: Commentaires

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Message le Mer 25 Jan - 13:35 par Lleto

Enfin, tes histoire nous manquaient.
Celle-ci nous apporte une information capitale. Elrond avait tord : les nains ne se désintéressent pas, du reste du monde. Ils ignorent simplement ce qui ci passe, vu le niveau de leur service de renseignement^^.
Par contre la dernière scène, est malheureusement pas crédible. Un nazgul connait très bien les routes pour l'Angmar. A contrario, un hobbit lambda, en ignore, tout ou presque.
C'est dommage, car la scène était bien écrite.

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Message le Mer 25 Jan - 15:49 par Ristaag

Lleto, oui leur agence de renseignement a quelques trucs à revoir. Cependant, la forme noire n'est pas forcément un Nazgul, voilà pourquoi je n'ai pas vraiment décrit le cavalier. En ce qui concerne le hobbit cela est vrai, j'aurais dû y faire attention.

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Message le Jeu 2 Fév - 17:02 par Ristaag

Cou-coooooouuuu ! Wink

Je vous rappelle d'abord que le vendredi 10.02.17, l'UCs organise un event semi RP juste pour vous à 21h devant le taxidermiste de Bree ! Tout le détail et l'inscription sur le Raid Planner de lotro.fr.

Alors voici le chapitre 23 de votre journal préféré héhé ^^ Je tiens à préciser que toutes resemblances avec des personnes réelles sont totalement fortuites Wink Bonne lecture !


Chapitre 23 : 

Ristaag ouvrit les yeux. Il lui fallut quelques secondes pour retrouver une vision convenable. 
Il voulut se relever mais ses mouvements étaient rouillés. Avec un râle il se mit à genoux. La couche de sable et de poussière que le vent avait accumulé sur lui tomba et aveugla un peu plus ses yeux. 
Il regarda autour de lui, des lattes de tonneau étaient éparpillés, une fine couche de poussière noire les recouvrait, il fallait s’attarder sur le sol pour les reconnaître avec la terre noire, dure et craquelée. 

Il essaya de se mettre debout avant de flancher, et de poser un genoux à terre. Sa tête allait exploser, il remarqua ses armes peu loin de lui, il se traina en leur direction. 
Il ramassa sa hache, mais ne trouvait plus son marteau. À la place, après un moment de fouille, il tomba sur une lance. Elle ne lui appartenait pas, mais à son contact il sentit qu’il avait une meilleure aisance à la manier que son marteau. 

Il fit quelque pas avant de s’effondrer à terre, inconscient.


Ristaag se réveilla doucement, de légères ondes se propageaient par le sol. Petit à petit, le Nain retrouvait son ouïe et remarquait des claquements au sol répétés, qui se rapprochaient de plus en plus. Des claquements qui sonnaient familiers à Ristaag. Comme un cheval au galop… Un cheval !!!
Le Nain voulut se relever et se mettre en garde, mais il faillit, tomba à genoux et leva maladroitement ses armes. 
Le cheval se cabra deux fois devant lui et renâcla. Ristaag remarqua ses yeux rouges, se rendit compte de la situation et d’un mouvement inné il se releva, prêt à en découdre ! 

La forme noire sur le cheval descendit, ses bottes claquèrent sur le sol. 
Elle se pencha vers le Nain, tendit son bras et commença à parler comme un sifflement forcé :
« Ristaag… Je suis T… »
Mais ce dernier fit un bond et se jeta sur son ennemi. Chaque coup porté était paré. Bizarrement ils l’atteignaient tous au torse mais cela n’affectait pas la forme noire. Bizarrement ses armes rebondissaient avec un cliquetis sourd. 

La forme noire n’attaquait pas, il ne faisait que siffler :
« Ristaag… Ristaag… »

Le Nain rangea sa hache. S’accroupit et posa sa nouvelle lance sur ses genoux, ferma les yeux. Les bruits de pas de son adversaire résonnaient sur le sol. Ses mots répétés « Ristaag… Ristaag… ».

La forme noire se rapprochait. Quand elle fût assez près, Ristaag ouvrit les yeux et fit un saut périlleux avec sa lance. Dès qu’il la touchait, il se sentait plus vigoureux et plus adroit. Avant de retomber sur ses jambes, il lança sa lance sur la forme noire. 

Ne sachant pas bien manier sa nouvelle lance, il la lança non pas avec le pommeau… mais avec la partie tranchante… et au lieu de trancher, il cogna la gorge de son adversaire avec le pommeau. 
Au moment de l’impact la forme noire recracha d’un coup une framboise coincée dans sa gorge. 

« Kof, kof, kof ! Ristaag ! C’est moi ! » dit-il d’une voix claire. 

La même framboise traversa l’espace d’un mouvement parfaitement horizontale. Qui atterrit directement dans l’œil du Nain, qui se recroquevilla sous l’impact. 

« Ristaag… Ristaag ! »
« Par la barbe de Durin ! Qui êtes vous bon sang ? »
« Je suis… une minute je vous prie cher Ristaag ».

Le cavalier noir recula de deux pas, se tint la tête, essaya d’enlever son casque. Mais il n’y parvenait pas, il bataillait avec lui. Après cinq minutes de combat, le cavalier le retira, la tête baissée. Il l’a releva.

Le casque noir, crasseux presque, révéla un visage blanc, barbu et moustachu. Un sourire bienveillant, yeux et cheveux courts bruns.

Devant la mine déconfite de Ristaag, il prit la parole :
« Eh bien ? Vous ne me reconnaissez pas ? C’est moi, votre fidèle serviteur Tharstan ! »
« Euh… Tharstan… Ah oui mon… bon… Tharstan ! Si je me souviens bien je t’avais enfermé, euh je veux dire laissé en pleine méditation dans une cave non ? »
« Effectivement ! Mon très cher bipède poilu, j’ai eu le temps de lire toute la bibliothèque. »
« A ce que je vois tu as toujours la même sagesse que d’habitude » dit Ristaag avec un léger sourire sarcastique. 
Il reprit :
« Nom de nom ! Que fais tu ici ? Et pourquoi cette mise en scène ? »
« Je suis venu te chercher ! »

Ristaag laissa passer une bonne demie minute avant de reprendre :
« Et donc, pourquoi cette armure… » commença-t-il en grattant la crasse sur celle-ci. Il reprit :
« Cette armure… élégante… et ce cheval terrifiant ? »
« Après des jours et des nuits de lecture dans le sous sol de notre maison de confrérie, je me suis enfin assoupi et pendant 3 jours je rêvai de vous. »
« Hum… je voulais pas savoir cela… »
« Dame Galadriel apparut dans un des rêves et me prédiqua que vous étiez en danger, que je devais vous retrouver en Angmar. C’est pourquoi je suis parti. A l’arrivé au rez de chaussée de notre maison, la lumière du feu m’éblouit. Je titubais, m’appuyant sur les murs. Mais j’ai fini par toucher cette maudite armure. »

Ristaag rétorqua :
« Celle-ci ? »
« Oui ».
« Et tu as décidé de l’enfiler comme ça ? »

Tharstan se retourna et regarda au loin :
« Hélas ! Un maléfice opéra. Au contact de cette souillure, je m’évanouis. Quand je fus de nouveau conscient, je portais cette armure sans pouvoir la retirer moi-même. Je suis donc condamné à la garder pour toujours. »
« Cela te fait une belle jambe ! »
« Je partis donc. Cependant, dans mes lectures j’avais délaissé les cartes du monde. Alors j’ai erré pendant deux jours avant de trouver la route de la Comté. Arrivé en Comté, j’ai acheté un cheval, celui-ci, noir. »

Ristaag demanda :
« Il a toujours eu ces yeux ? »
« Laissez moi finir, vous saurez tout ! »

Tharstan reprit :
« Juste après l’avoir acheté, je suis monté dessus mais il partit au galop, m’emportant alors que je n’avais pas mis les étriers. J’ai parcouru toute la Comté jusqu’au Carrefour. Mon cheval galopait si fort que je ne pouvais pas le contrôler. Dans ce croisement, une petite vieille traversa sans crier gare. Mon cheval s’arrêta pile devant elle, me propulsant à 20 mètres en avant. L’explication est là ! »
« Ça ne m’avance pas vraiment » répondit le Nain. 
« Ce n’est pas si compliqué ! La dame sursauta et son panier qu’elle tenait sous le bras se renversa sur Bisou. »
« Bisou ? »
« Oui, mon cheval »
« D’accord… »
« Après cet incident, je suis allé moi-même m’excuser, mais cette hobbite ne me laissa pas parler. Elle me jeta le reste de son panier à la figure et sortit un poisson de je ne sais où. Elle commença à me frapper avec. Je sautai sur Bisou et continuai mon voyage. »
« Dommage… » marmonna Ristaag.
« Pardon ? »
« Non rien continue ! »

Tharstan reprit :
« Après cet épisode, ma voix n’était plus qu’un long sifflement. Vous rendez vous compte ? Ma belle voix, moi, chanteur ténor ! Cette maudite framboise me coinçait la gorge. Qu’avez-vous dans l’œil ? Il est rouge, une poussière ? »
« Par la barbe de Durin ! Soyez concis ! »
« Bien bien, dans la Comté j’ai demandé mon chemin à un agréable hobbit. Avec ma maigre voix il n’a pas dû bien saisir ma demande. Il me répondit tout de même. Il bégayait cependant, peut être que le caparaçon de mon cheval l’impressionner. Je sais, il est beau mon Bisou » finit-il avec un bisou sur Bisou qui renâcla.

Alors que Ristaag aperçut une lueur sautiller en haut d’un sommet, Tharstan s’assit pour continuer son récit. Tout en parlant, il ne faisait pas attention à Ristaag qui lui intimait le silence. 

« Et après un péril de 3 jours pour te retrouver, je te rencontre enfin, par hasard. Tu sais, j’ai beaucoup sacrifié pour toi. Moi, le ténor et le fin musicien de ses dames. Tharstan de Dale, ménestrel coureur de jupons et sage des grands ! En Angmar, j’ai dû combattre ! Ma belle guitare, ma bella ! Je l’avais appelé Bella ! J’en avais passé des nuits avec elle à chanter, danser. Et ces Angmarims me l’ont prise ! Elle m’avait été offerte par Nehvnoraak CoeurDeGemmes, bûcheron de son état. D’ailleurs elle a toujours eu une note qui sonnait quelques fois fausse, bizarre… Enfin, je l’ai pleuré et je la pleurerai toujours. En ce jour, je tiens aaaaaah ! » 

Ristaag venait de le prendre par le bras et courait avec lui. 

« Mais, qu’est ce qui te prend ? »

Ristaag ne répondit pas. Tharstan se retourna et vit une coulée de gobelin dévaler sur eux. 
Ils fuyaient, priant pour un miracle. 
Tharstan dépassa Ristaag en hurlant à son cheval.

La coulée de gobelin passa devant Bisou, qui renâcla. 



À l’autre bout de l’Eriador, un Nain à cape noire, bouc noir sur son cheval regarde un parchemin dans sa main droite :

« Maître espion,

Suivez et tenez moi informer des actions de notre frère Ristaag CoeurDeBière. 

Maître régent »

Il regarda devant lui. 
Le paysage était glacé. Pas une seule parcelle de terre n’était pas recouverte de neige et de glace. 
Quelques biches par ci, par là. 
Devant un lac glacé, un vent gelé chatouillait le visage du Nain. À sa droite, un groupe d’hommes vêtus de fourrure faisaient rôtir un morceau de renne sur un feu de bois, d’où une odeur succulente et réconfortante envahissait l’air. 
Il regarda devant lui. 
Et ajouta :
« J’aurais cru l’Angmar un peu plus… rouge… »

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Message le Jeu 2 Fév - 18:22 par Bellanorielle

Une guitare qui s'appelle Bella? Intéressant! xD
Trop bieng! C'est toujours aussi cool de te lire héhé ^^
Vite la suite! :p

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Message le Jeu 9 Fév - 17:37 par Ristaag

Cou-cooooouuuu Wink

Et voici la suite de notre aveeenture ! 


Un homme, vêtu de cuir, était assis sur un rocher, en train de manger quelques lembas. Ce voyageur, passionné de cartographie, était parti de Bree. Il avait parcouru toute la Comté, tout l’Ered Luin. Il était allé dans la Trouée des Trolls avant d’aller en Angmar. 

Il avait un sac à dos, rempli à ras bord dont le contenu dépassait légèrement. Une pioche et une pelle, quelques parchemins et une dague. A chaque montagne, chaque route, chaque ville étaient inscrits sur un parchemin au charbon. Il n’avait pas de cheval et son seul moyen d’appui était son bâton. Il avait l’air d’un véritable pèlerin, en quête de spiritualité.

Assis sur son rocher, il contemplait les monts rouges et rocailleux par delà la route, tandis qu’un bruit étrange retint son attention. 

Il mit du temps à réagir mais le vacarme s’intensifiait. Enfin, il sortit de ses songes et tourna la tête. 

Tout à coup, un Nain et un Homme passèrent devant lui à toute allure. Le Nain ne lui prêta pas attention. Alors que l’Homme prit le temps de dire en courant :
- Excusez nous pour le dérangement mon bon Seigneur !

5 secondes plus tard, une coulée de gobelins passèrent également devant lui dans la direction des derniers. 

Il alla reprendre une bouchée quand deux semi-hommes passèrent devant lui, dans la même direction, lances et épées à la main. L’un des deux ne lui dit rien de plus que :
- Coucou monsieur !

Le cartographe laissa son lembas de côté. Sortit le dernier parchemin et un charbon de bois, annota sur le dernier sentier tracé « Attention, traffic intensif ».


Ristaag courait toujours, suivi de très près par Tharstan. Ils descendaient la pente à toute allure. Tharstan courait tout en retenant son chapeau en tissu polychrome de s’envoler. Ristaag regrettait déjà les séances d’entrainement de course avec son vieux maître.

Il regarda devant lui. La masse de gobelins les suivait à la trace. Tous couraient en brandissant des armes rustiques de fer rouillé. Ils n’arrêtaient pas de crier, hurler, s’arracher la gorge. Le bruit aurait pu attirer l’attention de d’autres créatures. Les gobelins, bien qu’en surnombre, sont faciles à duper. Alors que d’autres créatures d’Angmar, comme les araignées sont plus difficiles à semer. Heureusement, dans ces plaines entourés de montagne, il n’y a pas âme qui vive. 
Ristaag regardait derrière quand ses pieds ne touchèrent plus le sol et la main de Tharstan le retint de tomber. Il tourna lentement la tête alors que seul Tharstan le tenait. Il suspendait au dessus d’un énorme fossé dont le fond brumeux était invisible derrière un nuage de poussière et d’obscurité.

Tharstan remonta Ristaag sur la terre ferme. Et ensemble, ils regardèrent les gobelins approcher. 

Ces derniers s’arrêtèrent à quelques mètres de nos héros, en un cercle à distance de la portée d’une lance. Ils grognaient toujours mais attendaient avec une certaine hâte. Ils les regardaient en se léchant les babines, les yeux rivés sur la chair de nos héros. Ristaag et Tharstan se regardèrent, comme un dernier adieu. 
Mais tout à coup, un cor retentit. Un cor familier… le cor… des Peuples Libres ! 

Les gobelins se retournèrent doucement mais il était déjà trop tard. Du point de vue de Ristaag, les gobelins volaient pêle-mêle depuis l’arrière et le désordre dans leur rang ne cessaient de se rapprocher. 
Finalement les gobelins furent assommés au sol et les plus proches tombèrent dans le fossé, laissant place à deux personnes de petite taille cachés derrière un bouclier, qui fonçaient tête baissée, sans se rendre compte qu’il n’y avait plus d’ennemis. 

Tharstan et Ristaag se séparèrent, ne voulant pas tomber poussés. Les assaillants continuèrent sans se rendre compte de la situation. Ristaag reconnut Liasa et Siguro. 

Ils continuaient à courir quand Liasa s’arrêta brusquement, voyant le sol se dérobait sous elle. Au contraire Siguro ne put pas s’arrêter et tomba. Liasa lui agrippa la main mais étant destabilisée, elle tomba aussi. Cependant Ristaag vola à son secours. Il lui tint la main alors que Liasa soutenait Siguro. 
A ce moment, Ristaag comprit qu’il allait tomber lui aussi. Le sol partait en gravillon sous ses pieds, Liasa était légère mais Siguro non. Et sa bedaine n’arrangeait pas les choses. Il se sentit tomber. Et il céda.


Mais Tharstan le retint au dernier moment. 

Ensemble, ils remontèrent Liasa et Siguro sur la terre ferme et tous s’aplatirent sur le sol. 

Ristaag cassa le silence :
- J’avais cru ne plus jamais vous revoir…
- On a eu nos problèmes aussi tu sais, le monde ne tourne pas autour de toi ! Dit Siguro. 
- Tu me fatigues déjà !
Mais le Nain n’avouait pas qu’ils lui avaient manqué. 

Ils croyaient en avoir fini de toutes ces péripéties, lorsqu’un cor retentit dans toute la vallée. Un cor terrifiant, sombre et signifiant de grandes choses. Un cor ennemi, un cor Noir, un cor de l’armée de l’Œil. 

Les collines aux alentours se noircirent d’orques. Des silhouettes armées, cachées sous de lourdes armures noires et crasseuses se tenaient debout par centaines, menaçant. Avec des tambours de guerre, une clameur qui sonnait comme un chant de guerre et des étendards noirs. Ils s’arrêtèrent en haut des collines, attendant sans aucune raison tout en continuant leur chant enragé. Il attendait pourtant, ils attendaient. Chose inquiétante car ils n’avaient qu’à fondre sur nos héros pour les écraser. 

Nos héros se relevèrent. Tous se mirent en garde, armes sorties et regard acéré. Liasa se tenait devant, le bouclier levé et sa longue épée en position pour frapper. Siguro se tenait légèrement sur sa droite en retrait et avait lui aussi sortit son bouclier et sa lance. Ristaag était fléchi derrière Liasa, prêt à effectuer une pirouette pour passer devant Liasa et raser ses assaillants. Tharstan, lui en tant que ménestrel, était derrière tout le monde. Légèrement en retrait mais se tenait prêt à invoquer ses pouvoirs pour aider ses compagnons. Malgré leur motivation profonde, une tension s’installa. Chacun savait que le résultat de la bataille sera décisif, et qu’ils pouvaient y passer. 

Un orque sortit du rang. Il était habillé différemment. Son armure imposante le différenciait des simples orques. Ristaag reconnut un des chefs Orques qu’il avait vu avant de leur évasion. 
Ce chef hurla avec une voix forte et plus cruelle que les autres. En réponse, son armée cria d’une même voix le même mot. 
Les rangs s’espacèrent entre les Orques et laissèrent place à d’imposants Ouargues qui hurlèrent à la vue de nos héros en se lécher les babines en vu de leur festin. 

Ils fondèrent sur les Héros alors que ces derniers chargèrent en criant. Ils criaient non pas de peur mais ils criaient pour que leurs possibles derniers bruits soit entendus et marqués dans les mémoires, Ristaag cria : « Baruk Khazad ! Khazad Ai Menu ! »

Et ce fut l’impact…




(Suite au prochain chapitre)

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Message le Jeu 9 Fév - 20:56 par Bellanorielle

Du sang! Du sang! Very Happy
Hihi! Vive la suite! Smile

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Message le Jeu 9 Fév - 21:03 par Ristaag

Tu veux vraiment du sang ? Wink

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Message le Jeu 9 Fév - 21:14 par Bellanorielle

Lol ^^ Bah ça dépend sur qui hihi ^^ En même temps c'est une bataille, faut bien un peu de sang non? Very Happy

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Message le Ven 10 Fév - 8:54 par Lleto

D'accord avec Bella, dans toute bataille il y a du sang. Sinon ça s'appelle un match de catch^^.
Je me demande qui est ce cartographe ? Il doit être très spécial pour les elfes lui offre du lembas.

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Message le Mer 15 Fév - 12:28 par Torby

Toujours aussi drôle ^^

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Message le Lun 20 Fév - 17:50 par Ristaag

Et voici la suite de votre chapitre, vous vouliez du sang en voilà ! Smile






Et ce fût l’impact…
 
Ils se percutèrent avec une telle force que Liasa fissura son bouclier. Le gros fût décimé par Ristaag qui voltigea et coupa en deux chaque ouargue sur son passage. Les derniers se regroupèrent vers les orques.
 
Un énième cor gronda. Les ouargues chargèrent de nouveau. Suivis de près par l’armée orque.
 
Le deuxième impact fût décisif. Les lances furent secouées, les boucliers des orques volèrent en éclat. Ce fût avec un effort formidable de coopération que nos héros percèrent les défenses ennemies. Liasa poussait avec son bouclier, les flancs étaient défendus par Siguro et Ristaag. Lames sorties, chaque seconde de leur course faisaient des victimes. Mais chaque seconde, les orques leur entaillaient un peu plus le bras et la jambe. Tharstan se tenait au milieu du groupe. Il était le centre de la protection, et en échange il invoquait ses pouvoirs grâce à sa Bella. D’abord il avait adopté une solution de donner plus de force à ses compagnons mais il rectifia sa stratégie pour garantir que l’arrière du groupe ne soit pas attaqué en décimant les forces noires qui voulaient les prendre à revers.
 
Ils se retrouvèrent vite à l’opposé de leur position initiale. Ils étaient sur la colline et les orques se trouvaient vers le fossé.
 
Les forces noires se rassemblèrent. Les rangs furent reformés. Les ouargues devant, même s’il n’en restait plus beaucoup. Derrière eux, les orques à boucliers et lances. Et encore derrière les orques et Uruk-Hai armés sans boucliers.
 
Nos héros reformèrent leur groupe. Liasa se tourna légèrement vers Ristaag et dit :
 
-         « Crois tu que cela va tenir ? »
-         « Nous le verrons bien » répondit Ristaag.
 
Ristaag regarda longuement Liasa dans les yeux. Ses yeux légèrement bleus, ses cheveux mi-courts au vent. Le Nain la regardait avec une pointe de tendresse. Il n’avait qu’une envie, celle de tout lâcher pour la prendre dans ses bras. Mais il ne l’aurait jamais fait. Ce n’était pas dans son sang d’abandonner ses amis qu’il considérait comme sa famille. Et pourtant. Oui pourtant il aurait voulu que le destin en soit autrement, qu’il puisse lui avouer une chose. Une chose qui lui tenait à cœur depuis quelques temps. Une chose qui pourrait décider de son avenir. Mais sa gorge était nouée. Bientôt la charge sera donnée et il serait possible qu’il ne puisse jamais le lui dire.
Liasa le regardait également, elle murmura :
-         « Je voulais te dire… je… »
 
Soudain le chef de guerre orque hurla et donna la charge. L’armée orque se précipita vers nos héros avec des cris de guerre discordants.
 
Siguro cria à son tour :
-         «  A mort ! »
Ses compagnons le suivirent d’une même voix :
-         « A mort ! »
Ils chargèrent.
 
 
Ils n’étaient pas encore à l’impact. Cependant comme les orques, nos héros hurlaient en courant. Qui sait ? Quelqu’un dans ses terres pourrait entendre leurs derniers cris.
 
En courant Ristaag se tourna vers Tharstan. Ils échangèrent un dernier significatif. Le Nain pensa après tout que le ménestrel n’était pas si idiot. Et que sa présence était plutôt réconfortante. Ristaag se tourna alors vers Siguro, qui fit un léger hochement de la tête. Il en avait eu des misères avec ce hobbit, mais finalement il l’aimait bien.
Enfin, il regarda une dernière fois Liasa et en se retournant… l’harmonie de leur course fût brisée. Ils venaient de transpercer les lignes ennemies.
 
Ils ne faisaient qu’avancer, ils transperçaient littéralement les lignes ennemies et les séparaient en deux. Ils commençaient à couper la poire en deux, mais cela était sûrement trop facile. Ils y arrivaient quand tout à coup un Uruk-Hai sortit des derniers rangs et fracassant les simples orques sur son passage, il prit un bouclier à terre et le soupesa. Lorsque le groupe d’héros était à portée, il frappa d’un revers de bouclier Liasa qui fût propulsée à 5 mètres en arrière, son bouclier se brisa en mille morceaux.
 
Siguro réagit en premier, il décapita l’Uruk-Hai avec une pirouette effectuée parfaitement.
 
Liasa se réveilla doucement, complètement sonnée. Sa vision se troublait parfois et elle souffrait d’un acouphène terrible.
Le groupe se reforma autour d’elle, Ristaag tout devant, Liasa se releva prit un bouclier orque au sol et reprit sa position. Mais l’armée orque avait reprit confiance. Après ce coup dévastateur que subit Liasa, ils prirent à revers le groupe et l’armée décimée se transforma en un cercle qui entourait nos héros.
 
Ils se défièrent du regard, orques et héros du peuple libre, pendant un court instant avant que chacun se précipita vers l’autre, armes levées.
 
Le groupe de héros se sépara en deux. Ristaag et Tharstan s’occupaient d’un front alors que Liasa et Siguro s’occupaient d’un autre. Ils tournaient dans le sens d’une aiguille d’une montre pour ne pas se laisser dépasser.
 
Mais cette stratégie ne résista pas longtemps. Ils se firent engloutir rapidement et les deux groupes se firent avaler par l’armée orque, de telle sorte que même Tharstan ne pouvait pas apercevoir l’autre groupe.
 
 
 
 
Ils se faisaient submerger. Alors, Tharstan se redressa. Il commença une nouvelle mélodie qui prenait plus de temps que d’habitude. Voyant son ami sans défense, Ristaag accourut et commença à massacrer tous les orques aux alentours, sur tous les fronts.
-         « Qu’est ce que tu fais ?! » lui lança Ristaag.
 
Tharstan ne répondit pas. Il leva ses yeux blanchis au ciel et cria. La dernière note de sa mélodie s’acheva et alors une auréole de lumière s’étendit à partir de Tharstan. Le sol trembla et tout à coup il sembla plus grand. A la fin de l’évènement, les assaillants tombèrent, leurs corps fumants. Tharstan s’affaissa et s’évanouit.
 
La puissance était telle qu’il ne restait plus aucun orque sur 5 mètres à la ronde, les autres s’étaient enfuis pour la plupart. Malheureusement, le rayon lumineux du ménestrel laissa apparaître le résultat de la confrontation de Liasa et Siguro.
 
Au bord du précipice, Liasa était au sol, sans arme ni bouclier, le bras entaillé jusqu'à l’os. Siguro était sans armes non plus et était retenu captif par quatre Uruk-Hai dont le chef de guerre. Ce dernier tenait Siguro d’une main et de l’autre son arme dont le bout se finissait en épieu, prêt à le planter dans le corps du hobbit. Il fixait Ristaag et son regard était significatif. Le Nain lâcha ses armes qui tombèrent dans un fracas retentissant. Il se laissa tomber au sol, à genoux devant ce péril de mort que subissait son ami.
 
Le chef de guerre sourit. Ristaag et Liasa ne bougeaient plus. Ils étaient effrayés par le sort de Siguro. Ce dernier cria :
-         «  Fuyez… »
 
Il aurait voulu ajouter une chose de plus mais seul un filet de sang sortit de sa bouche. Le chef de guerre venait de lui planter son arme dans son torse. Les Uruk-Hai savourèrent cet instant avec un sourire délicieux. Le chef de guerre sortit sa lame dégoulinante de sang pour la replanter une dernière fois avant de jeter le hobbit dans le précipice.
Siguro partit en soupirant :
-         «  Mes amis… »
 
Fou de rage, Ristaag se releva. Il voyait rouge. Il prit ses armes et décapita chaque Uruk. Il ne restait plus que le chef de guerre, le Nain lui planta sa lance une première fois dans la jambe. Puis dans le bras, ensuite le dos et finalement Ristaag le trancha littéralement en deux, de la tête à l’entrejambe. Une partie tomba dans le fossé alors que l’autre resta sur le bord.
 
 
 
 
Ristaag s’immobilisa un moment, avant de hurler à la mort. Il s’effondra dans les bras de Liasa. Ils pleurèrent à chaudes larmes. Siguro n’était plus.

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Message le Lun 20 Fév - 19:53 par Torby

Snirffff C'est triste, pauvre Siguro...
Bouhouhouuuuu J'aime po les histoires où les zobbits se font trucider Snirfff.

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Message le Lun 20 Fév - 21:05 par Bellanorielle

Oui trop triste :'(

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Message le Lun 20 Fév - 21:07 par Ristaag

Na ! Fallait pas demander du sang ! Non en vrai le perso Siguro sur le jeu a été supprimé, j'ai dû le faire mourir

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Message le Lun 20 Fév - 21:15 par Stormed6529

Hôlala ... tant de tristesses. Ce pauvre Ristaag, qui a vu du rouge pendant ce long combat. Courage :'(

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Message le Jeu 20 Avr - 20:54 par Ristaag

Bonjour ! Ouais bah du coup euuuuuh ouais ça fait longtemps Smile Mais voilà ! Je me disais aujourd'hui que j'oubliais un truc. Puis j'ai lu les articles de Gloin (allez les voir c'est super) et je me suis dit "Mais c'est ça !" : Chaaaaaapitre 6 !!


La nuit était tombée. 

Ristaag et Liasa avait posé le campement dans l’ombre de rochers qui formaient un paravent dans ces landes désertes. Ils avaient déplacés Tharstan et l’aidaient comme ils pouvaient alors qu’il était pris d’une fièvre intense. 

Pas un mot, pas un regard depuis…

Personne n’avait parlé. Tout le monde était cloîtré dans son monde. 

Liasa était au chevet de Tharstan mais elle était renfrognée. Ses gestes étaient répétés de manière mécanique. Elle serrait les poings et sa langue entre ses dents parfois pour ne pas hurler à la mort. Ses pensées étaient désordonnées, chacune allait et venait dans sa tête tout en lui fracassant le crâne avec le bruit caractéristique d’un certain cor. De temps en temps elle regardait ses paumes. Ses même mains qui avait soutenu un bouclier et une arme. Ces même mains qui devaient défendre les plus faibles. Elle regardait dans l’horizon, vers le fossé et chaque seconde passée a contempler lui rappelait de plus en plus ses fautes. 

Ristaag était resté dehors. Il avait le regard empli de tristesse. 

Le vent soufflait dans ces plaines vides. Le vent soufflait et était le seul à faire du bruit cette nuit là. 

Ristaag regardait le fossé. Il tomba à genoux et mit ses mains au sol. Sans bruit, les larmes coulaient à flots, il se mordit la langue au sang pour ne pas crier. Ses yeux étaient contractés, fermés. Un seul son l’obstinait « mes amis… », une seule image le hantait… 
Il ne voulait plus entendre. Plus voir. Plus parler. Plus ressentir. 


Alors que le vent berçait les plaines d’Angmar, Liasa s’endormit. 

Au petit matin, Ristaag finit par revenir. Il vérifia l’état de son ami inconscient, Tharstan semblait stable. 
Il alla ensuite retrouver Liasa. Il s’assit à côté d’elle alors qu’elle était endormie. Ristaag enleva une mèche de Liasa qui tombait sur son visage. Il n’avait pas fermé les yeux de la nuit. En fait, il n’avait fait que travailler. Ses mains sales, terreuses, ses ongles cassés en était la preuve. 
Il posa à terre la lance de Siguro. Ristaag se leva et alla encore contempler la plaine. 

Il ne restait plus aucune trace du combat. Plus aucune sauf un trou de terre recouvert soigneusement avec un bout de bois qui dépassait. Dessus un parchemin avec des inscriptions au charbon était fixé :

Ici gît pour l’éternité Siguro, officier des Gardiens de Gundabad.

Voyageur, toi qui lit ceci, sache que cet hobbit combattit avec courage. Il trucida toute sa vie les ennemis des Peuples Libres. Avant de mourir il décima une armée noire dirigée par un Uruk-Hai de Gundabad. 

Ici repose un hobnit qui mérite le respect et la mémoire. 

Siguro, toi qui animait nos vies. Toi qui était le premier à faire la fête tu étais celui en qui ton chef avait le plus confiance. Tu es parti trop tôt.

Ici tu t’es battu courageusement, ici tu t’es battu pour ceux que tu aimais. 

Ici les personnes qui t’aimait te rende hommage. Toi, Siguro, devenu martyre à nos yeux, nous te renommons à partir de maintenant Le Dévoué Jusqu’à La Fin. 

Tu resteras dans nos cœurs comme dans nos memoires. Nous sommes heureux de t’avoir connu et nous honorerons ta mémoire.

Tes amis…

 
Dans ce trou creusé à la main, Ristaag y avait placé l’équipement de Siguro tombé à combat dans la tombe. Le reste, Ristaag allait le garder pour rendre hommage à sa mémoire dans sa Comté chérie.

Liasa bougea. Elle se réveilla doucement. Elle avait mal partout mais elle se décida à se lever. 

Le feu n’était plus qu’un monticule de cendres rougeoyantes, le vent s’était calmé mais il ne restait plus que le vide. Le silence. 

Tharstan dormait encore profondément. Toutefois, ses yeux sous ses paupières bougeaient. Il rêvait. Elle alla retrouver Ristaag dehors. Ils se regardèrent un temps et finirent par regarder ensemble la tombe. 
Liasa prit la parole en première :
- « C’est de ma faute. »
- « Non c’est de la mienne. J’ai insisté pour que ce soit lui qui m’accompagne. Nous étions venus pour des informations, et retrouver Siguror. Résultat, pas de Siguror, pas Pemo, et plus de… » Répondit Ristaag.
- « Je devais vous défendre. C’était mon rôle. J’ai voué ma vie à défendre les plus faibles. Mon bouclier devait vous protéger. J’ai faillis. Je ne mérite plus de porter de bouclier ». 
- « Nous faisons tous des erreurs. Moi le premier à croire que je serais capable de tenir tête à toute l’armée orque. »
- « Laisse moi prendre l’entière responsabilité de ce qui s’est passé » murmura Liasa en lui tendant ses armes.
- « Comment vas-tu te défendre sans armes ? Nous verrons tout cela une fois rentré. Trouvons Pemo et partons. Cela trop longtemps que nous sommes partis. »

Ristaag lui rendit ses armes et alla faire les préparatifs pour partir.



Liasa resta un moment devant la tombe. Elle regarda une bonne fois pour toute ses armes et les lança dans le fossé. Toutes sauf deux dagues. Alors, elle arracha une à une ses parties de métal pour ne laisser que les cottes de mail et le cuir. Elle regarda une dernière fois la tombe avant de s’en aller vers les autres. 

Ristaag avait rassemblé toutes les affaires. Il ne restait plus que Tharstan à terre, toujours inconscient. Il tendit à la hobbite un bouclier ramassé sur un orque, qu’elle déclina. Il finit par sortir pour regarder une dernière fois la plaine. Enfin, le Nain prit sur son dos l’érudit et avec la hobbite ils partirent dans la direction opposée. 

Pendant des jours et des jours ils marchèrent sans rencontre personne. Ils mangeaient des rats et autres bestioles que ces plaines poussiéreuses pouvaient contenir. Pendant des jours et des nuits ils trouvaient à peine de quoi faire une flamme pour se réchauffer. Tharstan ne s’était toujours pas réveillé et les conversations ne tournaient plus qu’autour du repas du soir et des jours de marche. 

Pendant des jours ils ne trouvèrent rien à part des plaines vides et de la carcasse rongée. 

Jusqu’au dixième jour de marche, ils virent de loin de grandes portes, de grands piliers de métal noir s’élever. Ils étaient en Angmar c’était encore sûr mais le chemin le plus sûr pour ne pas se perdre était de passer par ces portes. Mais vu l’édifice, il devait être bien gardé. 

Après une petite concertation, ils décidèrent de passer en force. Ristaag porterait d’une main Tharstan. Ou le traînerait comme disait le Nain. Et pendant ce temps Liasa dégagerait le terrain.

Ils passèrent alors à l’action au petit matin du lendemain. 

Leur stratégie marchait. Sur les gobelins tout au plus. C’est en croisant de plus en plus d’Uruk Hai que la partie devint plus difficile…

Ils couraient. Derrière eux, une montagne de gobelins et devant eux encore des Orques. L’alerte avait été donnée :
- « Liasa, je vais te passer Tharstan et j’irai défricher le terrain devant nous. » Cria Ristaag.
- «  Euh… Ristaag… je dois te dire quel.. »
- « Pas le temps ! » la coupa le Nain. 
- « Non mais en fait c’est important… »
- « Prends le ! » dit Ristaag tout en lui lançant Tharstan. 
Ristaag finit par se retourner. Il comprit ce que Liasa voulait lui dire sur le moment. Il se prit un mur en pleine poire, il tomba dans les pommes. 
Liasa vit la scène. Mais elle avait d’autres préoccupations. Elle devait rattraper Tharstan. Elle le rattrapa cependant, en pleine poire elle aussi. Le coup l’assoma. 



Ils se réveillèrent enchaînés….

LOL pas de suite pour l'instant ! Héhéhé

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Message le Sam 22 Avr - 17:43 par Bellanorielle

Oui j'ai lu x)
Cordialement. Very Happy

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Message le Jeu 25 Mai - 23:58 par Ristaag

Et salut !! Ouais voilà on balance ça comme ça : BIM !


Chapitre 27 : 

Ristaag avait une énorme bosse sur le coin du front, il avait un sacré mal de crâne. Liasa était plus serrée dans ses chaînes que le Nain. En fait elle suffoquait. Elle était coincée sous un corps très pesant et le poteau des chaînes. Elle s’énerva :

- « Ristaag, bouge ton gros cul de là !! »
- « Mais… mais…mimine… C’est pas moi ! »
- « Mais alors… qui c’est ? »
- « Mon premier est un défenseur de Gundabad. Mon second est une grande jambe. Mon troisième est… »
- « Nom de nom Ristaag arrête avec tes énigmes !!! »
- « Aaaah les prisonniers sont réveillés » les coupa une voix rauque derrière eux.

Un Uruk Hai colossal et armé jusqu’aux dents se présenta devant eux. 

- « C’est donc vous… l’autre devait être un snaga pour avoir été battu par vous. Mais grâce à vous le chef a gagné en puissance. Et depuis je dirige mon groupe. Je suis encore les ordres du chef mais bientôt je pourrais prendre sa place. Maintenant… vous allez mourir ! Qu’en dites vous ? »
Les prisonniers restèrent silencieux, Ristaag dessinait des fleurs dans la poussière avec son doigt pendant que Liasa baillait. 
- « J’ai dit… Qu’en dites vous ?!! »
- « T’as pas faim toi ? » demanda la hobbite au Nain. 
- « Un peu soif plutôt » lui répondit Ristaag.

L’uruk hai serra les dents et planta son épée au sol. Il piétina le sol en bavant abondamment. 

- « On n’a qu’à manger quelques bouts, pour leur montrer » susurra une voix grisonnante. 

Un gobelin vert kakis pustuleux sortit d’un coin. Il regarda les deux prisonniers avec une pointe de folie en bavant. 

- « Le chef les veut morts… » clama le gobelin
- « …   Mais entiers ! » reprit l’uruk-hai en repoussant le gobelin en arrière alors qu’il commençait à lécher Ristaag.

Le gobelin pourtant revint à la charge.

- « Juste un petit bout… regardez le, lui, un peu mollasson celui-là » murmura-t-il en pesant la tête du corps inconscient qui écrasait Liasa.
- « Touche pas à Tharstan ! » lui lança Ristaag.
- « AH ! C’était donc Tharstan !! » répondit Liasa.

Le chef orque poussa le gobelin vers l’arrière en écrasant fermement sa gorge.

Tout à coup sortirent des coins et des tonneaux d’autres gobelins. Ils se précipitèrent vers les prisonniers en se léchant les babines. L’Uruk Hai rugit dans un hurlement bestial pour appeler ses congénères qui firent barrage aux gobelins et sortant leurs lames. 
Pendant ce temps, Ristaag se tortillait dans ses chaînes :

- « Ne t’inquiètes pas Liasa, je vais me glisser sous ses chaînes comme un poisson dans l’eau. »
- « Ne t’efforces pas, tu n’y arrivera pas » répondit Liasa.

Un gobelin fût projeté de la tourmente et rebondit sur le ventre du Nain.

- « C’est pour ça, Nain, tu es trop gros »

Tout à coup, Ristaag arrêta de gesticuler :

- « D’abord je suis pas gros ! Juste un peu enrobé. De deux, tu ne sais pas comment j’ai développé ma souplesse les samedi soir ! Et de trois !.. » 

Ristaag fit plusieurs mouvements brusques tout en criant « Et de trois ! ». Finalement il laissa tomber, essoufflé :

- « Et de… oui bon d’accord j’y arrives pas. »

Tout à coup, une flèche perça le crâne, droite, d’un gobelin qui bavait sur Liasa. Tous se retournèrent vers le chef Uruk-Hai qui haussa les épaules étonné. 
Alors, tout le camp se retourna vers la montagne qui surplombait le camp, et ne virent qu’un point d’ombre dans le soleil. Il était éblouissant, non par sa stature mais parce qu’il était trop loin pour voir de quoi il avait l’air, mais éblouissant car il était dos au soleil. La silhouette avança son bras et pointa du doigt le camp et particulièrement les prisonniers. Le bras levé elle cria :

- « Vous, créatures infâmes ! Relâchez les… Ou vous mourrez ! »

Les orques et les gobelins se regardèrent. Certains se concertèrent, d’autres essayaient de comprendre la phrase. Même les prisonniers ne comprenaient pas. En fait, la silhouette était si loin qu’on ne l’entendait pas. 
Un Uruk-Hai tenta une solution :

- « QUOI ? »
- « Relâchez les prisonniers ! » répondit la forme.
- « COMMENT ? »
- « Libérez les ! »

Enfin, on vit la forme au loin hausser les épaules. Elle prit un bouclier au sol et commença à glisser le long de la pente. Pendant toute sa glissade les orques regardèrent le point d’ombre. Quelques uns semblaient exaspérés mais d’autres attendait la venue de ce nouvel ennemi, sûrement impressionnant pour avoir eu le courage de les interrompre. 


La forme descendit de son bouclier lorsque celui-ci toucha la route pavée. Alors, la forme cria à la charge. Il se rapprochait de plus en plus, lames sorties, en hurlant. Pourtant aucun orque ni gobelin ne bougeait d’un cil. En réalité ils regardaient la forme se dessiner, à chaque pas leurs regards semblaient soit exaspérés soit amusés. 

La forme arriva enfin aux pieds des orques, et réellement aux pieds. La silhouette éblouissante, pleine d’ardeur pour aller au combat était en réalité un semi-homme, un bandeau autour de la tête qui descendait sur le visage en cachant l’œil droit et une énorme cicatrice sur la joue gauche. En arrivant devant les orques, le semi-homme trébucha contre un pavé qui ressortait plus de la route que les autres. Il tomba avec un cri tout à fait… viril disons…

Les orques rirent, certains s’étranglant d’hilarité. Même Ristaag ne put s’empêcher de pouffer dans sa barbe. Seul Liasa ne put voir ce qui s’était passé, après l’explication de Ristaag elle bouda de ne pas avoir vu cette action. 

Le semi-homme pourtant se releva, se dépoussiéra et voulut attaquer un gobelin. Mais celui-ci se fit agripper comme un enfant par un Uruk. Enchaînés au poteau en 10 secondes. 

Chaque prisonnier se regardait, Ristaag et Liasa s’esclaffèrent. 
- « Que t’est il arrivé Pemo ? » Demanda Ristaag

Alors le semi-homme parla d’une voix inhabituelle. Rauque, comme s’il parlait dans une barbe en finissant ses phrases par des « oh ho » ou « ah ha ». 
- « Alors c’est donc comme cela que l’on m’appelait ? Etrange nom ne trouvez vous pas ? »

Ristaag laissa couler 10 secondes avant de reprendre :
- « Euh oui Pemo c’est toi, et moi c’est Ristaag, l’autre évanoui c’est Tharstan et la petite dessous c’est Liasa. Tu te rappelles hein ? Les Gardiens de Gundabad, tout ça ? »
- « Les Gardiens de Gundabar… »
- « Non. Gundabad. »
- « Ah oui oui ! Gundabad… tiens ce nom éveille en moi des souvenis tout aussi confus que surprenant… et… Une limace !! »

Ristaag et Liasa se regardèrent surpris alors que Pemo continuait dans ses divagations.

- « Mes souvenirs se reforment, oui je vois enfin tout le pourquoi du comment. Des boucliers et des lances qui se fracassent. Des orques… complètement bêtes comme leurs pieds. Et Crucianelle. La belle Crucianelle, hobbite magnifique de Bree Sud, une exquise créature dont le pauvre Pemo n’a jamais su lui avouer ses sentiments… Avec une magnifique culotte à ce qu’on m’a dit ! Mais je divagues... et dans « divague » il y a vague. »

Après un moment de malaise Pemo reprit :

- « Mais au fait ! Comment vous êtes vous retrouvez là mes amis ? Enchaînés à un poteau, en attendant de subir les pires tortures que l’on peut avoir. Tels que le tirage de cheveux… rien qu’en y pensant, me voilà horrifié ! »
- « C’est une longue histoire... » Répondit Liasa

Ristaag continua :

- « Mais et toi Pemo ? Que s’est il passé de ton côté ? »
- « Horrible tragédie, un drame vous dis je ! Je marchais tranquillement dans les bois quand tout à coup une pierre ! Une pierre vous dis je ! M’écoutez vous donc ? Une pierre m’agressa sur place… je me suis senti souillé… et donc je me suis foulé le petit orteil. »

Ristaag et Liasa regardèrent le hobbit d’un air dépité pendant que Pemo avait l’air sûr de lui. Il jouait pourtant à faire parler son orteil comme si cet orteil se plaignait du traitement reçu par la pierre.
Toutefois Liasa tenta autre chose :

- « Et sinon… »
Elle coupa sa phrase un petit moment devant le regard attentif à en faire peur de Pemo.

- « Tu… ce bandeau… il recouvre ton œil droit, qu’est il arrivé à ton visage ? Pourquoi ce bandeau ? »
- « Ah ma pauvre Liasa, tu ne sais pas par quels tourments je suis passé. À me nourrir de branche, de feuille et de… pierre ! Chaque jour, chaque nuit, à me morfondre seul autour d’une braise. Une nuitée, il m’est arrivé l’impensable… alors que je dormais à même le sol, un grognement me réveilla. Alors que je regardais autour de moi un indice en serrant fort le poignard qui me restait, mes yeux se sont posés sur cette lame que je tenais dans ma main… il ne me restait plus qu’à l’utiliser pour me nourrir enfin de chair… alors je le soulevai, et je frappai ! Oui mes amis… vous avez bien entendu… j’ai frappé. Si fort qu’on put entendre l’hurlement jusqu’en Ered Luin ! Quel monstre suis-je devenu… »
- « Tu n’es pas un monstre, tu es un hobbit courageux. Personne ne peut te blâmer pour ce que tu as fait pour survivre. » Tenta de le réconforter Liasa. 
- « Je me sens… impur… chef… Liasa… comment pouvez vous encore me regarder après ce que j’ai fait… cette feuille ne méritait pas ça… »
- « C’est du passé maintenant, personne ne t’en veux… attends… comment ça une feuille ?? » S’exclama Ristaag. 
- « Je ne pourrais plus le regarder dans l’eau à présent… elle me supplia de l’épargner… alors elle a conté des histoires. Pendant 100 et 1 nuits elle me conta des histoires. Mais après ce temps elle n’avait plus d’histoire à conter. J’allais l’achever quand tout à coup elle me conta une dernière histoire. La morale me fit comprendre qu’avec ce bandeau, mis de cette façon sur la tête, plus aucun ennemi ne pouvait me défier. Alors je le mis de cette sorte ! Et je lui ai laissé la vie sauve. »

Ses deux compagnons ne regardèrent avec une mine déconfite.

- « Peut être que j’aurais pas dû la laisser en vie… elle m’a peut être menti… »

Tout à coup, les orques qui avaient patientés tranquillement, ou pas, pour se mettre d’accord sur leurs intentions, revenaient à grands pas avec agitation. 
Un gobelin se permit de hurler : 
- « A mort ! Qu’on les mange !! »

Des dizaines de mains agrippèrent les prisonniers. Liasa et Ristaag se débattait tant qu’ils pouvaient alors que Tharstan était bizarrement délaissé de côté. Pemo lui clamait que la feuille lui avait dit qu’il existait une texture à base de plantes pour guérir les verrues sur les mains.

Cependant un cri rauque d’un homme réclamant la libération des prisonniers se fit entendre :
- « On pourra jamais les manger ?! » Se plaignit un gobelin.

Sur la route, devant le campement, un grand homme barbu se tenait, fixe devant les orques qui sortaient leurs armes.
Mais cela ne se passa pas comme les orques l’avaient prévu. 
L’homme qui se tenait devant eux se recroquevilla soudain sous lui-même et avec un gargouillis inhumain, ce fût une bête qui se tenait à la même place que l’homme. Une bête avec des crocs saillant, une pilosité hors pair et une rage dans les yeux. 

Les orques eurent un temps d’hésitation avant que leur décision soit prise d’attaquer la bête. 
A l’évidence ils n’avaient pas compté avec les griffes qui les déchiquetèrent sur place. 

Après avoir massacré tous les assaillants, la bête se dirigea vers les prisonniers. Avec un souffle régulier fort et chaud qui faisait sommeiller une rage intense, elle se dirigea vers les prisonniers. Liasa et Ristaag retenaient leurs respirations. Toutefois Pemo caressa le poil de la bête en balbutiant comme un bébé. 
La bête renâcla comme un cheval et asséna un coup de patte. Cependant, personne ne fût touché. En fait les chaînes furent brisées. 

Après de longues heures sans bouger, Ristaag se leva d’un coup et fût pris d’étourdissement. Liasa pu se retrouver enfin sur ses pieds mais elle fût prise de crampes. Elle eut terriblement mal et tomba sur ses fesses, qui elles-mêmes étaient engourdies, ce qui lui administra une douleur vive. Pemo continua assis pour faire des dessins. 

La bête les regarda avec la rage qui devait l’animait à chaque pas et elle grogna. Le grognement se mua en gargouillis. Et à la fin du gargouillis, la bête se transforma en homme. Un homme ridé, la fatigue lui a marqué le visage. Ses cheveux gris sont en accord avec sa barbe grise, il est poussiéreux et le regard grave. Pourtant, lorsqu’il regarda Ristaag, une lueur nouvelle s’illuminait.

Ristaag n’en revenait pas, il balbutia :
- « Sig… Sig… »

L’homme répondit par un grognement tel un ours mais avec des cordes vocales d’humain, son grognement était ridicule. 

- « Sig, je comprends pas l’ours tu sais… »

Siguror ne faisait que grogner. Il grognait et grognait, encore et encore. 

- « Sig… écoute, nous on va s’assoir par là bas et tu viens nous voir dès que tu veux. »

Ils allèrent s’assoir en rond, Ristaag prit un bout de bois pour dessiner des jolies fleurs et une Jolyfleur. Liasa pendant ce temps faisait des étirements. Siguror, lui, se planta dos à Ristaag et commença à grogner. À grogner en ouvrant la bouche comme s’il parlait, en gesticulant comme s’il lançait des tirades. 

Pemo, que tout le monde avait oublié, apparut comme par magie par-dessus l’épaule du Beornide. Il commença à le titiller, en tirant sa barbe, en touchant sa joue, rien que pour l’embêter. 

Siguror le laissa faire en temps jusqu’à hurler à en déchirer les tympans des autres. Alors, à la surprise de tout le monde, Siguror continua :
- « PEMO !! Hobbit impoli ! Tu n’a pas changé toi, toujours aussi moqueur. Et arrête avec ma barbe !!! »

Ristaag ravala sa salive avant de dire :

- « Ah enfin ! Mon frère, ça fait si longtemps… »
- « Nain, c’est vrai. Pourquoi es tu ici ? »
- « Pourquoi suis-je ici ? Mais pour toi ! Cela fait si longtemps qu’on ne t’a pas vu. Si longtemps que j’ai pris la décision de venir te chercher. Liasa s’est jointe à nous et j’étais accompagné des deux hobbits préférés. »
- « Alors, Ristaag, Leader Suprême, Chef des Gardiens de Gundabad a décidé de venir au secours de l’ours aimé, avec 3 hobbits et un homme. Une fine équipe, cependant c’est un bon choix. Des personnes de confiance, avec une hobbite que je ne connais pas mais vu qu’elle est dans ta bande je pense qu’elle est de confiance. Tes meilleurs guerriers, après moi, cela ressemble bien à une mission secrète. Mais une question me taraude, j’ai été une bête pendant fort bien longtemps, c’est vrai que j’ai été particulièrement affecté de cette transformation longue durée. Vous deviez être cinq, alors soit je ne sais plus compter soit il en manque un. »
- « C’est… en fait… » tenta Ristaag mais sa gorge se noua.

Liasa prit Ristaag par la main et dit :

- « On t’expliquera plus tard, ou quand on en aura la force. »

La joie cachée de Siguror retrouvant ses amis s’estompa d’un coup. Il comprit qu’une chose grave s’était passée. Il comprit la fin de Siguro mais il gardait espoir tout de même, une lueur d’espoir. 

Soudain Siguror reprit ses esprits et se précipita à dire :

- « Venez, vite ! »
- « Mais qu’est ce qu’il y a ? » L’interrogea Liasa.
- « Un contingent orque se dirige sur notre position. On ne doit pas rester ici. »

Ils rassemblèrent leurs effets et prirent la route vers un camp caché, le camp utilisé par l’ours. Une tension régnait entre les compagnons…


… Sauf Pemo qui faisait la poule.

Dernière édition par Ristaag le Ven 26 Mai - 0:34, édité 1 fois

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Message le Ven 26 Mai - 0:18 par Bellanorielle

Loooool! Très sympa! ^^
Leader Suprême! Oui, je l'ai vu! x)
Et pi les histoires de Pemo... trop drôle Very Happy Et il fait la poule... *pouffe de rire*

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Message le Ven 26 Mai - 10:35 par Admin

Very Happy

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